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Voici un petit trésor trouvé chez un brocanteur :

Un livre de lecture CP, méthode Jolly

"EN RIANT"

La lecture sans larmes

Du pur syllabique ! La méthode qui m'a si bien appris à lire à 5 ans .... sans larmes !!!!
C'était à Vouziers, petite ville des Ardennes, en dernière année de maternelle avec Madame Stiénon que je ne remercierai jamais assez.

J'ai scanné cet ouvrage, très difficile à trouver maintenant :

1 ère partie         2 ème partie        3 ème partie        4 ème partie        5 ème partie

On peut encore trouver dans les vide-grenier des livres de calcul, grammaire, français, extraordinaires de richesses.

Je conseille aux jeunes parents de s'en procurer.

Comme vous pouvez le deviner, je suis une adepte de la méthode syllabique ou alphabétique. J'ai tellement vu dans ma carrière des élèves de 6 ème perdus pour lire les consignes les plus simples dans toutes les matières que je souhaite une remise en cause complète de la méthode globale (ou semi-globale).
En effet celle-ci ne procède pas d'une progression logique des apprentissages. Encore aujourd'hui, je connais des élèves de CP qui doivent apprendre en début d'année des phrases par coeur sur des photocopies collées dans un cahier !


Apprendre à lire :

Article paru dans Science & Vie - Spécial 100 ans - (Avril 2013)

Cliquer ici pour lire l'article       

 

Je voudrais dire ceci à propos de l'apprentissage de la lecture. Lorsque l'on parle de méthode syllabique, on est tout de suite qualifiés de réactionnaires, de nostalgiques d'une époque révolue. Quelle bêtise !
Je ne parlerai pas en spécialiste, d'autres l'ont fait : Dr Ghislaine Wettstein-Badour, dans son ouvrage "Bien parler, bien lire, bien écrire" - Dr Lucien Israël, "Cerveau gauche, cerveau droit". Je me contente d'observer :

Pendant des dizaines d'années, l'école apprenait à lire aux enfants, à tous les enfants. Et même si la langue parlée à la maison était le patois ou la langue d'Oc, comme c'était le cas en Aveyron. Mes amis aveyronnais, octogénaires, qui allaient à l'école jusqu'à 12 ans écrivent sans faute.

D'année en année, le professeur que je suis a vu un nombre croissant d'enfants qui arrivaient en 6 ème ne sachant pas lire, pour qui la lecture était un supplice. Naturellement, il est facile d'imaginer la suite, échec sur échec dans toutes les matières et quelle souffrance pour l'enfant !

Fait nouveau, on incrimine l'enfant (il est soi-disant dyslexique, dysorthographique) et jamais la méthode d'apprentissage de la  lecture.
Je cite la méthode Jolly, que l'on ne se méprenne pas ! Je ne souhaite pas le retour de cet ouvrage (quoique ...). Une de mes amies l'a utilisé pour sa petite fille et celle-ci a trouvé les dessins plutôt amusants. Je souhaite que l'on fasse travailler les élèves sur des ouvrages attrayants (stop aux photocopies), qu'enfin on cesse d'utiliser la méthode globale ou semi-globale (aussi désastreuse !).

 

Des témoignages qui viennent conforter mon opinion.

Des vidéos :

La méthode globale

Cécile Reveret : La faillite de l'école française

 


Le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture

Quelques extraits du site lire-ecrire.org : A lire ... absolument !!!

Les méthodes globales.

Ces méthodes sont une application à l'apprentissage de la lecture de la doctrine constructiviste - l'enfant doit construire lui-même son propre savoir - et des approches « naturelles » de l'apprentissage. Ces doctrines ont inspiré de nombreuses pratiques délirantes de pseudo spécialistes des « sciences de l'éducation », délires en opposition totale avec la nature de l'écriture, représentation conventionnelle de la langue parlée.

Une progression classique est d'« immerger » les élèves dans des textes, dont ils apprendront à extraire des phrases et des mots, de même que, par une « observation raisonnée de la langue » ils découvriront ensuite la grammaire.

Puisque l'élève ne peut pas déchiffrer les mots, il les voit et les apprend d'abord comme des images, et ainsi constitue un « stock » de mots connus, le mot « stock » s'opposant significativement au mot «vocabulaire» qui nourrit et nuance la pensée et l'expression orale et écrite.

Ainsi a été effectivement pratiquée la comparaison des mots d'après leur silhouette. Les méthodes idéo-visuelles bannissent l'usage par l'élève de la parole : interdiction de parler en lisant (comme en écrivant).

Devant un mot nouveau qu'il ne sait pas « lire » parce qu'il ne figure pas dans son « stock », on demande à l'élève de trouver des similitudes avec les mots connus, ce qui revient à deviner par essais et erreurs.

Dans d'autres pratiques, la parole est admise. On commence soit par faire « lire » des phrases entières - en fait l'élève les apprend par cœur - puis on procède par similitude, et on associe des images aux mots à « découvrir ».

Ce global pur - sans aucun travail sur les lettres et la combinatoire - est encore appliqué en GS et au début du CP. L'Education nationale y a renoncé, en raison de son absolue inefficacité. Mais il en reste des traces importantes dans l'esprit de beaucoup d'enseignants et dans leurs pratiques. Il en reste aussi la trace dans les programmes du primaire 2008.

Le global pur n'est pas une méthode pour apprendre à lire, et il est impossible de décrire en termes rationnels par quelles pratiques et selon quelle progression l'enseignant forme ses élèves. Ce n'est pas une méthode, sauf au sens de « méthode de cuisine sûre pour rater les plats, méthode pour casser les machines, pour salir ce qui est propre, pour rendre malades les bien portants ».

Le global n'apprend pas à lire. Il exige d'énormes efforts de mémoire. Les élèves ont horreur de lire, ils sont dysorthographiques. Il n'est pas rare de voir un élève doué de 14 ou 15 ans apprendre par coeur tout ce qu'il entend en classe.

Plus grave, le global endommage le cerveau, en empêchant l'établissement de connexions correctes entre neurones, à l'âge ou ces connexions se construisent en masse très rapidement. On voit maintenant arriver dans l'enseignement supérieur des étudiants dont l'esprit est dé-structuré, ou même vide, sans capacité d'attention soutenue et de raisonnement logique.

La méthode alphabétique (et ses variantes).

Elle résulte d'une évolution séculaire, marquée notamment par Blaise Pascal, qui a proposé d'enseigner le son des lettres au lieu de s'arrêter aux syllabes apprises en global.
L'alphabétique poursuit ses progrès, en fonction des connaissances nouvelles et de l'échange d'expériences.

La méthode colle étroitement aux principes alphabétiques de notre écriture.

L'élève apprend les combinaisons entre lettres ou groupe de lettres (graphèmes) et sons élémentaires (phonèmes). Il va du simple au complexe, des lettres et de leur son aux combinaisons de lettres en commençant par les plus simples et les plus courantes. La répétition, sous des formes différentes, est systématique.

Très rapidement, l'élève apprend à prononcer à haute voix des syllabes fusionnant plusieurs sons (b a - ba) et il est ainsi capable de lire et de prononcer des mots simples puis des phrases simples, alors qu'il ne connaît que quelques associations phonèmes/graphèmes.

L'exemple anglais.

Le gouvernement anglais a décidé, en 2007 de généraliser la méthode alphabétique, après une série de tests probants et plusieurs années de réflexion.

C'est important, car l'anglais est une langue phonétiquement complexe, qu'on pourrait croire peu propice à la simplicité et à la rigueur originelle de l'alphabétique.

Le gouvernement a doté les écoles des moyens nécessaires pour l'alphabétique, et les inspecteurs ont reçu pour mission d'aider les écoles à progresser, en commençant par celles qui ont les plus mauvais résultats, dont les instituteurs sont alors formés à l'alphabétique.

Le démarrage alphabétique en Angleterre confirme ce que l'expérience avait déjà prouvé aux États-Unis depuis de nombreuses années : l'alphabétique permet aux élèves des milieux défavorisés de réussir aussi bien que les autres.
C'est très important, car les élèves défavorisés n'ont pas la même aide de la part de leurs parents, ni pour l'expression orale, ni pour la lecture. La méthode alphabétique compense donc l'une des grandes inégalités au départ dans la vie.

[En France, nous faisons l'inverse : ce sont les écoles des quartiers défavorisés qui résistent le moins aux pressions des pédagogistes et au constructivisme, alors que dans les autres quartiers la vigilance des parents entrave dans une certaine mesure les innovations désordonnées.]

Ainsi, dans l'hypothèse où, après les législatives de 2012, le pouvoir politique déciderait d'apprendre à lire à tous les élèves avant la fin du CP, la France emprunterait le bon chemin avec près de 10 ans de retard sur l'Angleterre.

 

 

Dernière trouvaille : Cours d'algèbre - Enseignement supérieur de 1911

Ce livre, trouvé sur un vide-grenier, appartenait à H. Raoul, Ecole primaire supérieure Monteil, à Rodez.

Cours d'algèbre, notions de trigonométrie, programme de 1909.

Je suis abasourdie par le niveau : Equations, premier degré, second degré, progressions et logarithmes, variations des fonctions ...

Un petit exercice : J'ai trois fois l'âge que vous aviez quand  j'avais l'âge que vous avez, et quand vous aurez l'âge que j'ai, nous aurons à nous deux 63 ans. Quel est mon âge ?

Envoyez-moi la réponse.

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